La Storia si ripete sempre

“LA STORIA SI RIPETE SEMPRE”

(GIANBATTISTA VICO)

RIEVOCAZIONE DI FATTI STORICI SEMPRE ATTUALI. A CURA DI JEAN BRUSCHINI

Discorso di Victor Hugo sulle difficoltà sociali.

Con questo articolo, vi propongo un estratto del discorso tenuto dal grande Victor Hugo ( poeta, drammaturgo, saggista, scrittore, aforista, artista visivo, statista e attivista per i diritti umani francese, considerato il padre del Romanticismo in Francia) che ho rispolverato perché MOLTO ATTUALE.

Certamente, i periodi sono molto diversi da quelli in cui versava la Francia allora, ma il succo resta lo stesso: disagio, povertà, difficoltà sociale. Sembra quasi di sentirlo urlare, mentre si rivolge all’Assemblea Nazionale, citando il profondo disagio sociale in cui versava la popolazione di allora. Il tema vi sembra familiare? Beh, leggete e…riflettete.

Victor Hugo

Discours à l’Assemblée nationale – Séance du 20 juin 1848

…Questo perché il problema è in realtà nella democrazia e non nella repubblica … questa non è una questione politica, è una questione sociale .

Rappresentanti del popolo , il problema è nelle persone . Ho dichiarato soltanto un anno fa  in un altro forum , ed ho il diritto di lamentarsi qui, oggi , che è un problema vecchio di anni , radicato nella sofferenza del popolo , nelle campagne che non hanno abbastanza braccia, nelle città in cui troppi lavoratori hanno una sola stanza e poca aria da respirare, industrie senza lavoro,  bambini che girano a piedi nudi e ragazze sfortunate che si prostituiscono nella miseria, le condizioni in cui versano i senzatetto; per cui, l’assenza di benessere sociale vuol dire negare la provvidenza divina, il problema è in coloro che soffrono , in quelli che hanno freddo e fame. Lì è il problema: ( sì sì ! ) Beh, è ai socialisti che parlo : pensate che queste sofferenze non occupano il nostro cuore ? pensate che ci lasciano indifferenti ? pensate che non risvegliano in noi il rispetto più tenero e l’amore più profondo, la più fervida e struggente compassione ? Oh! come vi sbagliate! ( Sensazione. ) Ma ora , al punto in cui siamo , ecco quello che diciamo (…) non è più e solamente il disagio di questa porzione della popolazione che chiamiamo popolo , qui è a rischio tutto il del resto della nazione . Più fiducia , più credito, più industria , più commercio! Hanno chiuso i mercati, la domanda è cessata, i fallimenti si moltiplicano, gli affitti e i canoni non vengono più pagati, tutto è crollato, le famiglie benestanti sono preoccupate, le  famiglie benestanti sono ormai povere, le famiglie povere sono affamate .

A mio avviso , il governo rivoluzionario si sbagliava . Io accuso le misure errate , e soprattutto accuso la fatalità delle circostanze .

Il problema sociale è stato posto . Quanto a me , ho ben capito la soluzione: non spaventare nessuno, rassicurare tutti, chiamare le classi finora svantaggiate (quelle così definite) al godimento sociale, all’istruzione, al benessere, al consumo abbondante, ad usufruire equamente del mercato , alla proprietà facile ….

Diversi membri: Molto bene !

Da tutti i lati: Siamo d’accordo , ma come?

Cittadino Victor Hugo: In una parola , invece di distribuire la  ricchezza abbiamo fatto il contrario, abbiamo creato tanta miseria.

Come siamo arrivati a questo ? Una grave situazione in cui tutto ciò che non è in difficoltà è a rischio , dove tutto ciò che non è a rischio è rimandato; un disagio generale, ripeto, in cui quello popolare non è che una circostanza aggravante, un episodio straziante del grande relitto .

VERSIONE ORIGINALE:

…C’est parce que la question est dans le fait démocratie et non dans le mot république, qu’on a eu raison de dire que ce qui se dresse aujourd’hui devant nous avec des menaces selon les uns, avec des promesses selon les autres, ce n’est pas une question politique, c’est une question sociale.

Représentants du peuple, la question est dans le peuple. Je le disais il y a un an à peine dans une autre enceinte, j’ai bien le droit de le redire aujourd’hui ici ; la question, depuis de longues années déjà, est dans les détresses du peuple, dans les détresses des campagnes qui n’ont point assez de bras, et des villes qui en ont trop, dans l’ouvrier qui n’a qu’une chambre où il manque d’air, et une industrie où il manque de travail, dans l’enfant qui va pieds nus, dans la malheureuse jeune fille que la misère ronge et que la prostitution dévore, dans le vieillard sans asile, à qui l’absence de la providence sociale fait nier la providence divine ; la question est dans ceux qui souffrent, dans ceux qui ont froid et qui ont faim. La question est là, (Oui ! oui !) Eh bien, c’est aux socialistes que je m’adresse : est-ce que vous croyez que ces souffrances ne nous prennent pas le cœur ? est-ce que vous croyez qu’elles nous laissent insensibles ? est-ce que vous croyez qu’elles n’éveillent pas en nous le plus tendre respect, le plus profond amour, la plus ardente et la plus poignante sympathie ? Oh ! comme vous ! vous tromperiez ! (Sensation.) Seulement, en ce moment, au moment où nous sommes, voici ce que nous vous disons : Depuis le grand événement de Février, par suite de ces ébranlements profonds qui ont amené des écoulements nécessaires, il n’y a plus seulement la détresse de cette portion de la population qu’on appelle plus spécialement le peuple, il y a la détresse générale de tout le reste de la nation. Plus de confiance, plus de crédit, plus d’industrie, plus de commerce ; la demande a cessé, les débouchés se ferment, les faillites se multiplient, les loyers et les fermages ne se paient plus, tout a fléchi à la fois ; les familles riches sont gênées, les familles aisées sont pauvres, les familles pauvres sont affamées.

A mon sens, le pouvoir révolutionnaire s’est mépris. J’accuse les fausses mesures, j’accuse aussi et surtout la fatalité des circonstances.

Le problème social était posé. Quant à moi, j’en comprenais ainsi la solution ; n’effrayer personne, rassurer tout le monde, appeler les classes jusqu’ici déshéritées, comme on les nomme, aux jouissances sociales, à l’éducation, au bien-être, à la consommation abondante, à la vie à bon marché, à la propriété rendue facile….

Plusieurs membres. Très bien !

De toutes parts. Nous sommes d’accord, mais par quels moyens ?

Le citoyen Victor Hugo. En un mot, faire descendre la richesse. On a fait le contraire ; on a fait monter la misère.

Qu’est-il résulté de là ? Une situation sombre où tout ce qui n’est pas en perdition est en péril, où tout ce qui n’est pas en péril est en question ; une détresse générale, je le répète, dans laquelle la détresse populaire n’est plus qu’une circonstance aggravante, qu’un épisode déchirant du grand naufrage.

Et ce qui ajoute encore à mon inexprimable douleur, c’est que d’autres jouissent et profitent de nos calamités. Pendant que Paris se débat dans ce paroxysme que nos ennemis, ils se trompent, prennent pour l’agonie, Londres est dans la joie, Londres est dans les fêtes ; le commerce y a triplé ; le luxe, l’industrie, la richesse s’y sont réfugiés. Oh ! ceux qui agitent la rue, ceux qui jettent le peuple sur la place publique, ceux qui poussent au désordre et à l’insurrection, ceux qui font fuir les capitaux et fermer les boutiques, je puis bien croire que ce sont de mauvais logiciens, mais je ne puis me résigner à penser que ce sont décidément de mauvais Français, et je leur dis et je leur crie : En agitant Paris, en remuant les masses, en provoquant le trouble et l’émeute, savez-vous ce que vous faites ? Vous construisez la force, la grandeur, la richesse, la puissance, la prospérité et la prépondérance de l’Angleterre. (Très bien ! — Mouvement prolongé.)

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